04 juillet ✸ 22h15 ✸ Gratuit

Dans le cadre du Grand Nuit[e]

Entourée de ses vieux synthés analogiques (Prophet 5 en tête) et de sa boîte à rythmes TR-707, Eugénie Leber enregistre depuis quelques années des chansons électro-pop énigmatiques et post-modernes, métronomiques et accrocheuses. Au moins autant que ce pseudo tout droit sorti de la Guerre froide, surnom donné au concurrent du Concorde, le Tupolev Tu-144, réalisé par l’URSS à la fin des années 60. Après un premier EP (Concordski chez 59wecord, 2023) aux refrains terriblement accrocheurs et aux textes ancrés dans la poésie urbaine, cette cold-wave kitsch en chansons rétrofuturistes revient avec un nouvel EP, Salon des arts ménagers (2025) et un live puissant, réveillant d’un coup tous les souvenirs fantomatiques de Daniel Darc et Jacno.

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Concordski :
Bassiste notamment pour Edwards, AV ou Marc Desse, Eugénie Leber découvre les synthétiseurs en 2014 et se lance dans une quête éperdue du son et de la boucle. Elle décide de se servir de ces machines pour créer des chansons aux mélodies accrocheuses. De vrais chansons pop, avec des refrains, des couplets, des structures assez classiques et une esthétique suffisamment trash pour retrouver le rock garage d’où elle vient. Elle sera donc Concordski en solo, les deux pieds dans la new-wave et un kistch glacial, comme un projet post-moderne parfaitement maîtrisé. Avec un premier missile éponyme (2022) lancé sur le label WeWant2Wecord, puis ressorti l’année suivante en version augmenté de trois remixs, Eugénie Leber publie cette année le second LP de Concordski, Salon des arts ménagers (2025), à l’imagerie toujours aussi rétro-exotique, à l’esthétique industrielle post-apocalyptique et aux compositions parfaites, produit avec les labels Cartelle, WW2W et Silvebarbe, dont le single L’incendie, déjà dévoilé en 2024 sur la compilation Cartelle vol.2.

Distribution : Eugénie Leber (composition, chant, instruments).